A tous ceux qui resteraient pétrifiés de bonheur à la vision d’un nouvel album des Os Mutantes. Sérgio Dias, le dernier des mutants (en activité), a repris sa guitare trente-cinq ans après la sortie de la première facétie du plus génial des groupes tropicalistes. Que pouvions-nous en attendre ? Le son est moins exubérant, moins coloré, l’univers moins foutraque, on ne tombe plus à chaque coin de chanson sur ces petits bonheurs qui vous collent le sourire, et pourtant… Malgré une pointe de déception, on passe quand même de bons moments avec ce Haihor Amortecedor. On y retrouve une écriture, une identité. Bien sûr, ce n’est plus vraiment les Os Mutantes – pour ça, il reste toujours nos vieux disques –, mais cet album mérite qu’on s’intéresse à lui.